Chapitre 2 : A bientôt Magdeburg
Bref, revenons en à Bill qui continuait désespérement la recherche de sa ceinture noir clouté.
C'était seulement une demi heure plus tard, dans les alentours de minuit qu'il abandonna finallement sa recherche et s'assit sur son lit tout en pensant à son futur séjour.
Il imaginait sa famille d'acceuil à New York.
Serais-ce une famille chaleureuse, acceuillante ?
Ou bien le repousseraient-ils à cause de son style vestimentaire ?
Allait-il s'entendre avec son entourage là-bas ?
Et puis surtout...guérirait-il ?
Après tout, c'était la seule raison qu'il l'avait poussé à partir si loin, à se séparer pour la première fois, en dix sept ans de sa mère.
Il voulait se débarasser définitivement de cette maladie qui pourissait son quotidien et recommencer une nouvelle vie, sans trop d'embûches.
Plus il pensait et plus son cerveau fatiguait.
Ses paupières se fermaient instinctivement dû à l'éclairage éblouissant, biensûr l'heure tardive y était également pour beaucoup.
Il se leva donc avec lassitude , éteignant en chemin le néon aveuglant de sa chambre et s'allita confortablement
Une fois ses yeux clos, le brun se laissa lentement transporter dans le pays des rêves...ou des cauchemards pour d'autres.
Disons que les deux jours se sont écoulées calmement, pour arriver rapidement au jour où le jeune Bill devrait quitter sa petite campagne qu'est Magdeburg pour se retrouver dans le pays le plus influençable mondialement, j'ai nommée les Etat-Unis.
Deux jours plus tard.A 2H15 précise, le réveil se mit à sonner à côté du jeune homme qui se mit grogner bruyamment.
Il s'enfonca encore plus dans son oreiller pensant atténuer ce bruit plus qu'agacant mais rien n'y fit, au contraire le son ne fit qu'augmenter au fil des secondes au plus grand malheur de Bill, qui hésitait entre balançer son réveil avec hargne ou tout simplement l'éteindre.
Il opta finallement pour la deuxième solution paraissant plus simple pour son cerveau ramolli.
Le silence repris place, sa tête retomba mollement sur son oreiller et ses yeux se clôrent instinctivement dû à la fatigue.
Il s'était coucher tard cette nuit encore, alors le réveil était bien plus difficile, surtout à cette heure ci.
Simone ouvrit lentement la porte de la chambre, entra et s'assied doucement sur le lit de son fils, pour ne pas le réveiller.
La lumière des couloirs éclairait le visage serein de bel endormi.
Simone quand à elle gravait chaque trait de son visage dans sa mémoire, pas qu'elle avait peur de l'oublier, non mais elle ne verrait pas cette adorable bouille pendant un mois et demi, alors autant en profiter un maximum maintenant.
Elle caressa doucement la joue de son adolescent avec son pouce, en remettant parfois quelques mèches de ses cheveux noir derrières ses oreilles.
-Bill, réveille toi mon chéri...mumura t-elle.
Il n'émit qu'un léger grognement en signe de mécontentement et se retourna pour mieux dormir.
Simone rit discrètement et se pencha sur son fils tout en le chatouillant légèrement.
Bill souffla de lassitude, mais qui donc le réveillait en plein matin ?...ou soir vu l'heure qu'affichait son réveil.
Décidement, sa malchance le poursuivrait encore, pensait-il.
- Putain mais casse toi, j'suis fatigué là.
- Bill ! mais ça va pas ? parle poliment !
- Hein ?
Le jeune homme ouvrit difficilement, mais complétement ses yeux noisettes.
Il venait tout juste de comprendre que la voix féminine venant le déranger dans son sommeil profond, était sa mère...et non une grand mère voulant absolument savoir le shampoing qu'il utilisait, pour qu'elle aussi puisse avoir des capillaires aussi beaux.
Quel cauchemard...
De toute façon, personne ne pouvait avoir des cheveux aussi soyeux, doux et magnifique que les siens, même avec la plus grande marque de shampoing et ça il en était persuadé.
Enfin conscient, il sourit et se vint se blottir dans les bras de sa génitrice qui ressera son étreinte à ce contact.
- T'a bien dormit mon coeur ?
Il lui répondit par un hochement de tête positif.
- Bon...c'est aujourd'hui...
Les yeux de Simone se perdirent dans le vide, puis elle continua d'un ton moins évasif.
- Allez debout marmotte ! tu doit être prêt à 3H35.
- Ah ok, et il est quel heure là ?
-Il est...
Simone regarda furtivement sa montre.
- 2H23, donc ça va tu à peu près a une heure pour te préparer.
- Ouaip...dit-il en baillant.
Bill accentua son étreinte une dernière fois avant de se lever de son lit.
Sa fatigue l'avait quitté pour laisser place à son angoisse de partir à l'étranger.
- Bon ben...j'vais aller me préparer.
- Va juste te brosser les dents, j'ai préparer ton p'tit dej', t'ira te laver après.
- Ok, merci !
Ils échangèrent encore un sourire, avant que Bill ne quitte sa chambre pour se rendre dans la salle de bain.
Simone quand à elle, descendit la grande valise de son fils dans la salle de séjéour afin de vérifier qu'il avait bien pris ce qu'il fallait.
Des vêtements, de nombreux accessoires, ses caleçons et....sa trousse de maquillage.
Décidement, elle aurait dû faire la valise de son fils elle même.
Elle retira quelques accessoires encombrants et pris des paquets de kinder, de pom'potes, des petits pains à la fraise et autres diverses sucreries dans un sachet en plastique qu'elle glissa soigneusement dans un coin de la valise.
Après tout on ne sais jamais, son fils ne mangeait déjà pas beaucoup alors si encore la nouriture était mauvaise là-bas, il aurait de quoi compléter avec ce qu'elle lui donnait....oui, c'était une exellente idée.
Quinze minute plus tard, Bill descendit vêtu d'un simple tee-shir noir avec une tête de mort rouge pour motif, un jean bleu foncé délavé recouvrait ses fines jambes et ses cheveux noir mouillés retombait en batailles sur ses épaules.
- Maman, pourquoi t'a mis tout mes accessoires part terre ? dit-il un peu surpris en s'asseyant près d'elle.
- J'ai pas retirer tout tes bijoux, juste quelqu'uns pour que je puisse mettre des choses vraiment utile.
- Ben j'ai mis que des choses utile.
- Oui, c'est vrai qu'un lisseur c'est necessaire Bill.
- Ben...oui.
- Et ta brosse à dent, t'en a pas besoin ?
- Ben si ! mais j'lai mise dans ma trousse à maquillage.
- Je viens de vérifier, elle n'y est pas.
- Roh, mais je sais quand même c'que je met dans ma valise, regarde.
Joignant le geste à la parole, Bill vida sa trousse de maquillage devant sa mère en cherchant cette fameuse brosse à dent.
Alors... un crayon noir, des fard à paupières de couleurs sombres, du mascara de grande marque, un tube de gloss transparent, un eye liner et sa brosse de brushing, mais aucune trace de sa brosse à dent.
- Oui, effectivement tu sais c'que tu met mon chéri, sourit Simone amusée.
Bill souffla exaspéré, puis lui répondit d'une voix las.
- Mais, c'est la fatigue hein ! j'vais la chercher, j'reviens.
L'androgyne remonta d'un pas presser jusqu'a à sa salle de bain, puis revint avec sa brosse à dent bleu et un de ses bracelets de force cloutés qu'il avait trouvé par terre dans sa chambre.
- Donne, j'te la range.
Le brun tandit donc la dite brosse à sa mère, celle ci la ranga rapidement dans la trousse à maquillage.
Le regard du brun se posa sur le sachet que sa mère avait poser quelques minutes aparavant.
- C'est quoi ça ? dit-il en pointant le sac du doigt.
- Des kinder, et des paquetes de pom'potes, en gros des provisions.
- J'part pas en camping maman, j'en ai pas besoin.
- On sais jamais, imagine la nouriture n'est pas bonne, ben tu pourra toujours grignoter, évidemment partage avec Andy aussi.
- Pourquoi ? elle cuisine mal ?
- Franchement Bill, j'en sais rien, c'est juste au cas où, j'ai pas envie que mon bébé meurt de faim tu comprend ? dit-elle avec un sourire collé au visage.
- Mouais, ça peut toujours nous servir.
Bill sourit à son tour et pris les quelques accessoires à terre.
- Tu fais quoi là Bill ?
- J'vais les mettre sur moi, vu qu'y'en a pas beaucoup.
- Si tu veut, mais évite les têtes de mort, le premier jours en plus, au moins pour la présentation.
- Daccord, j'met juste le collier avec une épée, ma grosse chaine en argent et...euh...mon bracelet de force clouté et mes mitaines noir ! j'peut ?
- Hum..ouais daccord, mais t'en met pas plus ! et va te faire sécher les cheveux aussi, tu va tomber malade sinon, en plus le premier jour ça va pas l'faire.
- Ok mais j'me les lisse, ou j'fait ma coupe en pétards ?
- Lisse-les, parce qu'avec tes cheveux en pétards, tu ressemble vraiment à un troll, tu va les effrayés.
- Mais nan, t'inquiète ! j'vais les lisser j'reviens, il me reste encore combien de temps là ?
Elle lança un regard furtif vers l'horloge posé sur le vieu living en bois vernis.
- Il te reste...une demi heure.
- Je suis pas maquillé, j'ai pas lissé mes cheveux... ouais en gros je suis pas prêt !
Devant la mine paniqué de son fils, elle sourit et ajouta d'une voix calme.
- Dabord tu va manger ton p'tit dej' tranquillement, ensuite tu va te maquiller pendant que j'te lisse les cheveux daccord ?
- Ok,mais t'a mangé ou pas toi ?
- Ben j'ai fait nuit blanche, donc inutile de préçiser la quantité de café que j'ai engloutit.
- Pourquoi t'a pas dormi ? c'est à moi d'être stresser vu que je part...
L'inquiètude dans la voix de Bill était perceptible.
- Oui, mais c'est mon bébé qui part, donc c'est normal que je m'inquiète.
Un sourire triste s'empara des lèvres de Simone.
Bill était touché par ses paroles, alors comme ça elle s'inquiétait ?
La question était sûrement bête puisque c'est sa mère, donc forçément elle tenait à lui, mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir toujours peur, peur qu'elle soit dégoutée de lui, ou qu'elle finisse par l'être.
Donc toute marque d'affection était bonne à prendre, ça prouvait qu'on tenait à lui.
Rien que le surnom "bébé" nombreux s'en plaindrait surtout quand on a dix sept ans, mais lui, il aimait ce surnom venant d'elle.
Biensûr, tant qu'elle ne l'appellait pas comme ça devant tout le monde mais seuleument quand ils étaient tout les deux.
Le brun se mit à genou et enlaça sa mère tendrement, il sentait une fois de plus les larmes lui monter aux yeux, penser qu'il serait séparer d'elle pour la première fois de sa vie lui mettait une pression pas possible !
Il aurait voulut tout annuler à cette instant, et rester avec elle.
Mais c'était trop tard, et puis l'espoir de guérir l'emportait sur l'envie de rester près d'elle.
Après ce séjour, tout redeviendrait normal, comme avant...
Sa guérison serait la récompense de ce séjour interminable.
Après quelques instant, il déposa rapidement un baiser sur la joue droite de sa mère, se releva en lançant un "T'en fait pas, ça va bien se passer, c'est toi qui me l'a dit non ?" tout en souriant.
Puis se diriga vers la cuisine pour ingurgiter son petit déjeuner, c'est à dire, un verre de jus multivitaminé, un bol de céréales avec une tartine beurré au sucre, pendant que Simone vérifiait qu'il avait bien tout ses papiers et sa carte d'identité dans une pochette plastique qu'elle avait pris soin de glisser dans son sac à dos.
Une fois finit, elle se rendit dans la salle de bain et brancha la plaque à lisser qu'elle posa sur le rebord du lavabo, le temps qu'elle chauffe.
Pendant ce temps, elle disposa tout ce dont il aurait besoin pour sa séance de maquillage.
Oui, c'est un garçon et il se maquille.
Son androgynité ne dérangeait pas son entourage, biensûr parfois dans la rue, quelques remarques sur son orientation sexuel fusait mais il ne s'en préocupait pas.
Si il est homosexuel ? non...
Mais il est bisexuel.
Eh oui, vous avez bien compris, il aime les filles et les garçons.
Sa mère était au courant, et elle acceptait parfaitement, d'ailleurs dans sa petite campagne les ragots circulent vite donc forçément tout le village était au courant.
Tant que ça n'était pas des gens qu'il appréciait, il s'en fichait royalement.
De toute façon, les délinquants ne couraient pas les rue de Magdeburg, il n'avait donc pas trop d'ennui, et puis de toute façon, il avait beau se maquiller, Bill était un homme à part entière, il savait se défendre et se battre comme d'autres.
Il n'était pas craintif, non plutôt grande gueule même d'après certains.
Un léger grinçement de porte prévint Simone de l'entré de son fils.
- Ah t'est là, assied toi, j'ai tout préparer.
Ils se sourirent et Bill s'assis sur le siège que Simone lui indiquait, celui ci placé juste en face du miroir en haut du lavabo.
Son sourire s'agrandit à la vue de ses produits de beauté disposé dans un petit panier en maille, et sa plaque à lisser brûlant un peu plus loin, d'ailleurs Simone le pris et lui annonça que Mr Wurst avait décidé de les emmener en voiture jusqu'a l'aeroport, et non en train comme il avait prévu.
Ce qui leurs laissait normalement un peu plus de temps.
- Bon, ben dans ce cas, j'te maquille et j'te coiffe ! s'extasia Simone.
- Tu sais faire j'espère ? répondit-il amusé.
- Bill ! t'aurais pas un peu oublié que j'étais une grande styliste, donc en matière de maquillage je m'y connais !
- Ben ok, j'te fais confiance. déclara t-il en souriant.
- Parfait, bouge pas.
Elle s'empara de la plaque dont la température était assez élevé à présent, et lissa les premières mèches de devant son visage, avec soin et attention.
Bill gardait les yeux fermer pour profiter pleinement de ce moment de complicité et quand sa mère s'attaqua au mèches de derrière, il brisa le silence pour satisfaire sa curiosité.
- Ils ont des enfants ou pas ?
- Qui ? la famille d'acceuil ? oui, ils ont un fils de ton âge...
Bill ne remarqua pas le visage assombrit de sa mère en ayant pronconcé les derniers mots.
Elle ravala sa salive et reprit d'un ton plus assurée.
- Un autre de quatorze ans...et une fille de cinq ans.
- Ah ben ça va, le fils de dix sept ans, c'est l'ainé ?
- Oui.
- Ils s'apellent comment ?
- La petite c'est Katleen, l'autre garçon c'est Tyson si j'me trompe pas...et...
Elle s'arrêta quelques secondes, son pincement au coeur lui faisait de plus en plus mal, elle serra la plaque qu'elle avait dans les mains le plus fort possible, biensûr cette dernière avait quitté les cheveux de Bill pour ne pas les cramé.
- T'a oublié le prénom du plus grand ? demanda innocement le brun.
- Non...c'est...il s'appelle...Tom.
- T'a des photo d'eux, que j'voit à quoi ils ressemblent ?
- Non désolé, mais bon, tu les verra quand t'y sera.
-Mhm
L'ancienne styliste prit la brosse qui se trouvait sur les genou de son fils et coiffa une dernière fois ses beau cheveux lisse en rajustant quelques mèches avant d'y ajouter un peu de laque pour les faire tenir.
- C'est bon j'ai terminée ! alors verdicte ?
- Hum...ça va, c'est pas mal. rétorqua-t-il avec une mine faussement supérieur.
Simone sourit, et pris le crayon posé à l'intérieur du panier.
- J'te met le crayon, bouge pas.
- Ah nan ! le crayon je préfère le mettre seul.
- Quoi ? monsieur à peur que je lui crève l'oeil peut-être ?
Elle prit une mine faussement outrée, et posa ses mains sur ses hanches.
- Tout à fait, vous êtes perspicace, sourit Bill, se prenant au jeu.
Il se redressa tout en se penchant près du miroir et cerna ses yeux de noir avec application.
Une fois terminer, il se rassit en reposant le crayon à l'endroit où il était quelques minutes auparavant.
- Décidement, vous m'impressionner Bill Kaulitz ! vous savez vous mettre du crayon, vous m'épattez par votre savoir faire.
- En effet, c'est normal puisque c'est moi.
Leurs conversation gardait le même ton faux, et enjoué depuis le début.
Ils se fixèrent et rirent au même moment.
Simone pris un fard à paupières noir et se plaça devant son fils.
Bill ferma instinctivement les yeux, pour que celle ci puisse les poudrés.
Une fois terminer elle ajouta la touche final, c'est à dire l'incontournable mascara pour teindre ses cils bruns en noir et les allongés par la même occasion.
- Et voilà mon chou ! t'a été maquillé par une des plus grande styliste de ce monde, admire.
Elle repris sa place derrière le siège de Bill, celui ci sourit et remercia sa mère avant de se lever.
- Il reste combien de temps là ?
- C'est la cinquième fois que tu me pose la question je crois.
Elle consulta sa montre pour la énième fois.
- Alors, ben il te reste vingt-deux minutes précisement.
- Ah ok...
- Allez, fait pas sa tête ! si sa s'trouve tu va voir tes Green chouette là bas ! ajouta t-elle avec un sourire sincère.
- Green day ! day ! pas chouette !
- Roh ! mais day, chouette ou mouette on s'en fiche, ils habitent là-bas non ?
Le brun acquiesça en riant.
- Donc voilà, ah puis t'inquiète tu va bien t'amusé mon chéri ! mais tu pense à moi ok ?
- Ben, t'est pas obligé d'me dire ça, c'est sûr que j'vais penser à toi.
Simone sourit et pris une fois de plus son fils dans ses bras, l'instinct maternelle sûrement.
La sonnerie retentit annonçant l'arrivée d'une personne.
- Ah,c'est sûrement Mr Wurst.
- Il est en avance lui.
Le jeune brun, n'était vraiment pas presser de partir, alors pourquoi fallait-il qu'il arrive un quart d'heure en avance alors qu'il était censé venir en retard ?
Il n'aurait pas pu rester chez lui !
Le sort s'acharnait contre lui, il en était persuadé.
Ils se séparèrent à contre coeur, et descendirent lui ouvrir.
- Bonjour monsieur, venez entrez voyons.
Dit Simone en se déplançant sur le côté pour le laisser entrer, ils se firent la bise en guise de bonjour
- Merci madame, comment allez vous ?
- Bien, bien et vous ?
- Oui, j'ai hâte de partir en Amérique, les équipements médicaux sont vraiment spécialisés là-bas.
- Oui je voit ça, souria t-elle, asseyez vous, vous voulez boire quelque chose ?
- Un café ne serait pas de refus si ça ne vous dérange pas biensûr.
-Biensûr que non, je vous prépare ça de suite.
Elle se retourna et s'adressa à Bill qui restait planquer derrière le mur du couloir.
- Bill, vient dire bonjour à Monsieur Wurst'.
Le brun entra au salon, et s'approcha timidement de son psychologue, qui se leva pour saluer Bill en lui faisant la bise.
C'étais homme assez rondouillard, ses yeux bleu légèrement bridés restaient cachés derrière des lunettes rectangulaire à la monture en or.
Malgré sa teinture noir quelques mèches blanches lui rappellaient qu'il n'était plus tout jeune du haut de ses quarante-six ans, il appréçiait aussi énormement les marques de luxe avec son costar noir de chez Hugo Boss, après tout avec le salaire qu'il gagnait, il en avait les moyens.
Mais la froideur qu'il dégageait par son apparence et sa franchise était vite dissipé par son sourire chaleureux.
Bill était plus qu'un patient pour lui, c'était le fils qu'il n'avait jamais eû, et qu'il n'aurait sans doutes jamais, surtout avec l'âge qu'il avait.
- Alors, presser d'allé visité New York ?
- Hmm...oui...biensûr. répondit le brun d'une voix hésitante tout en tortillant la fin de son tee-shirt, avec ses long doigts manucurés de noir et blanc.
L'adulte avait sentit l'angoisse du plus jeune et lui ébouriffa les cheveux, ce dernier se mit à râlé qu'il allait défaire son brushing si il continuait, le sourire du vieu s'accentua
- Au fait Bill, où habite Andréas ?
- Juste à dix minutes d'ici en voiture, dans le quartier des riches.
- Daccord, tu m'indiquera le chemin, je n'y suis jamais allé.
- Ok
- Tenez votre café. fit Simone qui venait tout juste d'arriver avec la tasse garni qu'elle posa sur la petite table basse en bois sombre, en face de Mr Wurst.
- Je vous remercie.
Seul le sirotage de Mr Wurst brisait le silence imposant règnant dans la salle, laissant chaque individu dans ses pensés.
Une fois qu'il eût terminer, il reposa sa tasse et avisa sa montre en déclarant après quelques secondes, que c'était l'heure d' y aller.
- Bon, eh bien je pense que nous devrions y aller maintenant pour ne pas raté l'avion.
Simone acquiesa d'un signe de tête, ses yeux brouillés par des larmes naissantes lui troublait quelques peu la vue.
Le plus agés se leva, tout en prenant en chemin la valise de Bill au milieu du salon.
Ce dernier ne voulant visiblement pas quitter le fauteuil en cuir beige où il était assis, pour rejoindre le siège arrière de la luxueuse BMW métalisée de Mr Wurst'.
Il attendit tout de même adossé à l'encadrure de la porte donnant sur les couloirs, que Bill ne daigne le rejoindre.
- Bill...murmura Simone d'une voix à peine audible.
Le brun souffla une dernier coup, comme pour se donner du courage.
Oui parce que du courage il lui en faudrait énormément pour quitter sa campagne, surtout pour se retrouver dans un monde totalement opposé.
Et puis...ses ami(e)s... son quotidient...mais par dessus tout...sa mère.
Il se dirigea vers Mr Wurst qui l'attendait avec un sourire compatissant.
Salua Simone exactement comme à l'arriver, pris la valise de Bill et sortit hors de la maison pour leurs laisser le temps de se quitter convenablement.
Il comprenait tout à fait, que se serait dur mentalement autant pour l'un que pour l'autre de devoir se séparer aussi lontemps.
Simone n'attendit pas une seconde de plus et serra son fils dans ses bras, du mieux qu'elle pouvait, le plus fort possible.
Non, elle ne voulait pas l'étouffer mais simplement profiter pleinement une dernière fois de cette étreinte.
- Parle poliment daccord ? écoute bien ce qu'ils te disent aussi ! et puis si t'a le moindre problème appelle moi,
et préviens aussi Mr Wurst daccord mon chou ?
La voix de Simone s'éraillait au fil de ses paroles, les larmes coulaient sur ses joues légèrement rebondit, mais tant pis, elle ne voulait en aucun cas les empêcher de couler.
Le brun, luttait pour ne pas laisser les siennes s'échapper, c'était un garçon, il ne voulait plus verser de larmes.
Pas devant elle...pas cette fois.
Il voulait lui montrer qu'il saurait se débrouiller, qu'elle n'aurait rien à craindre et qu'il en reviendrait plus adulte, plus mature, qu'il ne soliciterait plus son aide constament.
Il ressera encore plus fort son étreinte, nichant sa tête au creux du cou de sa mère.
Quelques sanglots s'échappèrent de ses lèvres malgré lui, quelques larmes aussi sûrement, mais bon...tant pis.
Le klaxon de la voiture les firent revenir à la réalité.
C'est le moment...
Simone se défit à contre coeur de son fils, le pris doucement par l'épaule et l'entraina hors de la maison, lentement, mais sûrement.
- Bon..n'oublie pas ce que je t'ai dit daccord mon coeur ? prend soin de toi et fait attention dans l'avion, reste bien avec Andréas et Mr Wurst...et t'éloigne pas !
Elle renifla, puis reprit son monologue.
Celui d'une mère inquiète, angoissée...mais pour son fils, celui d'une mère appréhendant le départ de son fils, tout simplement.
- Et puis, de toute façon, je connait le numéro de la famille d'acceuil, je t'apellerait tout les jours t'en fait pas.
Le brun hocha la tête positivement, en effaçant les quelques larmes au passage.
- T'inquiète, de toute façon, c'est que deux mois, ça va passer vite.
Simone sourit, et déposa un dernier baiser sur le front de son fils, avant que celui-ci ne se dirige jusqu'a l'imposant véhicule.
Il se retourna et lança un dernier " Prend soin de toi aussi maman" en souriant légèrement, un sourire triste, mais sourire quand même.
- Je t'aime mon bébé, revient vite ! et fais pas de bêtise !
- Moi aussi et t'inquiète, j'ai plus six ans, ça va bien se passer.
Un dernier sourire échangés, le derniers pendant deux mois, et Bill entra dans la voiture de mr Wurst, non sans regret.
- Bon, je démarre bonhomme.
Bill ne répondit pas et se contenta de voir sa mère à travers la vitre glacé et opaque.
La voiture démarra et quitta lentement la rue où Bill habitait, il pouvait encore aperçevoir Simone agitant ses bras en guise "d'aurevoir" et bientôt elle ne fût plus qu'un point, un petit point...jusqu'a disparaitre du champs de vision du brun.
Il se rassit correctement tout en ajustant sa ceinture de sécurité qui avait été mal mise.
- Bon, où habite ce cher Andréas ?
- Dans le secteur pavionnaire, répondit Bill d'une voix morne.
- Daccord, bon ben on va chercher l'autre bonhomme alors.
Au bout de dix minutes, ils pénétrèrent enfin dans le secteur pavionnaire, autrement dit le "quartier des bourgeois" d'après d'autres.
- Ben dit donc, c'est grand tout ça...c'est laquel la maison d'Andréas ?
- Celle-là. fit Bill en lui désignant, une immense maison blanc nacré au fenêtre en bois, un grand grillage en fer bleu les démarquant des autres maisonnée.
Mr Wurst de gara devant celle-ci.
Oui c'était interdit mais de toute façon il n'y avait personne à trois heure du matin, oh et puis il n'en avait pas pour lontemps.
- Bill attend moi là, je vais le chercher, j'en ai pour deux secondes.
- Ok, puis il laissa sa tête reposer contre la vitre, attendant que son meilleur ami arrive.
Il sorti, en prenant soin de vérouiller la porte de la voiture derrière lui avec Bill à l'intérieur, on ne sais jamais qui pourrait entrer pendant son absence.
Bref, il ouvrit l'immense grillage et s'introduit à l'intérieur tout en marchant sur un petit sentier fait de pierre elliptique, s'arrêtant tout juste au palier de leurs maison.
Diverses plantations étaient posées un peu partout, en guise de décorations.
Bref, Mr Wurst sonna une fois à l'entrée principal et vit, à sa grande surprise, la porte principal s'ouvrir avec force laissant une tornade blonde lui sauter dessus.
Le psychologue n'étant pas habituer à ce genre d'affection, pas même avec Bill qui était plutôt réservé dans son genre, perdit quelque peu l'équilibre mais se reprit bien vite.
- Oh ! knacki ! j'vous attendais depuis tout à l'heure ! j'vais prendre mes valises et on y va ? fit Andréas en se détachant subitement de Mr Wurst pour prendre ses valises qui l'avait aparement oublier au salon.
- Eh ben, sa s'voit qu'on va lui manquer.
Une jeune femme grande, svelte avec une chevelure blonde et bouclée retombant en cascade jusqu'a sa taille, des yeux bleues ressortant grâce à une peau de porcelaine, pris la parole.
Sa quarantaine d'année, elle ne les faisait absolument pas.
D'ailleurs Andréas lui ressemblait parfaitement, sauf que c'était un garçon.
La jeune femme serra amicalement la main de Mr Wurst, ils ne se connaissaient pas vraiment, elle l'avait juste vu une une fois ou deux lorsqu'elle se rendait chez Simone.
Elle est sa famille, composé de son fils et son mari, était au courant de la schizophrénie de Bill, c'était d'ailleurs les seuls, personne d'autre ne le savait.
Et puis elle s'entendait à merveille avec Simone.
- Il attendait votre arrivé avec impatience, reprit-elle.
Mr Wurst lui rendit son sourire tout en lui disant que lui ça lui faisait plaisir d'emmener Andréas avec lui en Amérique et puis Bill se sentirait moins seul et le blond réaliserait son rêve d'aller à New York, tout le monde y trouvait satisfaction.
Ils restèrent à discuter quelques minutes, la jeune femme donnant des recomandation du genre "prenez soin de mon fils, faites attention il est parfois imprudent...".
Même si elle le montrait moins que Simone, elle n'en était pas moins angoissée. Le blond refit son apparation, deux valises en main sans oublier son sac à dos biensûr.
- Mais...t'a emmener ta chambre avec toi ou quoi ? demanda mr Wurst amusé, Andréas donnait l'impression de partir en randoné avec son gros manteau noir qui ressemblait plus à un anorak qu'autre chose, sans oublier son écharpe cachant le bout de son nez et ses énormes rangers couvrant ses pieds.
- Non, juste le stricte necessaire pour mon confort. rétorqua t-il d'un ton solenel.
Il pris sa mère dans ses bras qui lui rendit bien évidemment cette étreinte.
- Fait attention, et écoute bien mr Wurst, compris ?
- No problèm mother.
Sa mère lui sourit et carressant une dernière fois la tignasse blonde en bataille de son fils, avant qu'il ne s'éloigne pour New york.
Il se permit tout de même de se retourner et de lançer un dernier " bye mom', see you later ! i love you !", avant de monter définitivement dans la voiture.
La maison allait être calme sans lui, surtout que c'était son seul enfant.
Son mari étant veilleur de nuit, il n'avait à son plus grand regret, pa pu assister au départ de son fils.
Mais heureusement qu' il lui avait donner la liste des courses qu'il devait acheter à New york, ça le rassurait.
Le sourire d'Andréas s'aggrandit en voyant son meilleur ami dans la voiture, il tapota légèrement la vitre opaque où la tête de Bill reposait paisiblement.
Celui-ci se releva et sourit légèrement en voyant le blond lui lançer un sourire tellement grand qu'il laissait apperçevoir toute sa dentition.
Il devrait penser à travailler pour une publicité de dentifrice tel que "colgate" ou encore "aquafresh" si il ne trouvait pas de travail un jour.
Lui aussi le pouvait d'ailleurs, son entourage, notamment sa famille et quelqu'unes de ses ex conquêtes masculine et féminine lui avaient souvent répéter qu'il était magnifique et qu'en souriant il atteignait le sumum de la beauté.
Oh et puis, allez savoir si c'est vrai ou non, il s'en fichait.
Il entendit la porte claquer et entendit une voix enjoué le saluer.
- Bon vous êtes prêt ?
- Ouii ! allez on démarre knacki ! s'extasia le blond, si il continuait à sourire comme ça, son visage allait vraiment se déformer !
- Knacki ?
- C'est une marque de saucisse, la meilleure !
Mr Wurst souffla d'exaspération, et lança un "ah les jeunes d'aujourd'hui" avant de retourner à la conduite de sa voiture.
- On a combien de temps avant d'arriver à l'aeroport ?
- Encore cinq heure And'.
- Ah ben enfin tu parle Bill ! c'est trop long cinq heure, t'sais pas à quel point je suis presser de décoller !
- Euh...non, effectivement je n'en sais rien, vu que j'ai aucune envie de décoller. dit Bill, en reposant sa tête contre la vitre.
- Ah...mais t'inquiète on va trop s'amuser ! et tu va peut-être te trouver une belle gosse là-bas vu que t'est celib'...ou un beau goss.
- Peut-être..
Le brun, n'avait vraiment aucune envie de parler là, maintenant.
Il espérait que la pile éléctrique qui lui servait de meilleur ami, ne marche plus pour qu'il puisse enfin profiter une dernière fois du calme de sa paisible campagne et rattraper par la même occasion les heures de sommeil manquées.
Le ciel légèrement rose orangée colorait le paysage principalement composé de verdure, des vaches broutants parfois par-ci, par-là.
Bill regardait sa petite campagne défiler lentement derrière la vitre opaque, la chaleur qu'émanait l'intérieur du véhicule grâce à la climatisation le transportait peu à peu.
Finalement, il s'endormit au bout d'une heure et les bavardages incessant d'Andréas y était pour beaucoup.
Il n'avait peut-être pas réussit à engager la conversation avec Bill aujourd'hui, mais il avait au moins le mérite de l'avoir endormit.
D'ailleurs ce dernier aussi finit sa nuit inachevée dans le véhicule, la bouche grande ouverte, il continuait à marmonner quelques mots incompréhensible même dans son sommeil.
Le trajet se passait lentement, calmement dans la voiture de Mr Wurst.
Ce dernier porta sa vue sur Bill grâce au rétroviseur.
Son visage serein, quelques mèches noir retombant sur son visage un peu pâlichon.
Il sourit intérieurement, si tout se passait comme prévu, Bill aurait une chance de guérir...du moins il
l'espérait fortement.
Pix :Dave de Son Of Dork, merci
Bruderlichkeit-yaoi-x d'avoir corriger, en plus j'été sûr c'été le vrai Andréas -_-" xP
C'est quoi "Son of Dork" ? une série ou un film ? =/
Edit: Putain, le chapitre long et emmerdant que j'ai pas fait là. -_-"
Bon celui là, j'avoue que je comprend si yen a qui sauté plein de lignes, moi même j'me suis emmerder à l'écrire.
J'voulais tout effacer et recommencer, mais pas le courage de le faire. -_-"
même pour la relecture, sa m'a souler (je sais j'écrit un truc, chui trop pas satisfaire, mais j'le poste quand même, mouais pire flemmarde tu meurt quoi ! é_è)
En plus ya 'vla la description qui sert à rien ! (hein nissa " ya pas assez de descripton !è_é" et moi j'me dit bon ok, ben j'en rajoute alors xD et au final,ben c'est trop pourri là xD, au fait nissette z'tadore xP)
Mais t'façon dans le prochain ya Tom qui vient, j'lest déjà entamé, et vu qu'après j'vais mettre plus d'action, ben autant que se soit chiant là.-_-'
Le prochain chapitre j'vais le faire en POV Bill, et yora Tom, c'est sûr, et du "yaoi" aussi, pas vraiment, mais quand même. xP
Com's pour les quelques uns qui ont eût le courage de tout lire ? (
un com par personne s'il vous plait ^^,
même si j'en ai que 3 ou 4, c'est pas grave xP)
Enfin normalement, j'ai au Nissa (bon toi c'est sûr xD et nena xP)
Après le reste, je comprend si vous n'avez pas tout lu ^^"
Des avis ? negatif ou postif, les 2 sont accepter. =) (même si dans celui là, vous pouvez vraiment vous défoulez, j'ai expliquer pourquoi -_-' xD)
Prochain chapitre : Plus jamais dans un lit avec un autre mec !Et j'vai le faire en Point de vue de Bill, et yora Tom c'est sûr dans le prochain! xD
Bye TchÜsS ^_^